Colocation dans les grandes villes :
vers lesquelles se tourner ?

Investir en colocation dans les grandes villes, pourquoi pas ? Aujourd’hui, cette nouvelle façon de se loger concerne quand même 2,5 millions de Français, dont la moyenne d’âge avoisine les 27 ans. Même si la part des jeunes actifs et des retraités tend à progresser, 45 % des colocations concernent le logement étudiant. Investir en colocation dans une ville étudiante reste donc une niche rentable. Néanmoins, certaines grandes métropoles se prêtent moins à l’investissement en raison de la rareté des biens ou d’un prix de l’immobilier plus élevé.

 

La colocation dans les villes étudiantes


Colocation dans les grandes villesLoger des étudiants demeure une bonne affaire, car contrairement aux idées reçues, ce type de location va limiter les risques locatifs.         
Les étudiants constituent un vivier de locataires inépuisable : ce qui met le propriétaire à l’abri de la vacance locative. Même si la demande est plus forte entre juin et septembre, une colocation dans les grandes villes étudiantes peut se remplir toute l’année. De plus, les étudiants sont pourvus d’une caution sérieuse, car c’est la famille, garant fiable et peu fuyant, qui s’engage pour eux en cas d’impayés de loyers. Les étudiants bénéficient en plus d’aides au logement, comme les apl. N’oublions pas non plus qu’un propriétaire bailleur a tendance à favoriser un contrat de bail qui lie chaque colocataire par une clause de solidarité : un sûr moyen pour lui de revoir ses loyers ! 
Il faut savoir enfin que le turnover est moins important qu’on ne le croit en colocation dans les grandes villes. Les logements sont occupés 3 ans en moyenne, avec une durée de contrat de location de 9 mois, le renouvellement de bail se faisant souvent tacitement.

Avant d’investir dans une ville étudiante, certains indicateurs sont à considérer. Le taux d’étudiant sur la ville est le premier. Aujourd’hui, ce sont les villes de Poitiers, Nancy, Rennes et Montpellier où ce taux est le plus élevé. Cependant, c’est à Paris, Lyon et Bordeaux que les pressions locatives sont les plus fortes. Un bailleur reçoit souvent plus de 200 réponses à une simple annonce colocation pour toute colocation Ile-de-France ou toute colocation à Lyon. Montpellier, parmi les villes étudiantes, se distingue pour sa rentabilité. Le taux d’étudiants, l’un des plus hauts de France, écarte les risques de vacance locative, tandis que les prix d’achat y sont plus bas qu’à Lyon, Paris ou Bordeaux.

 

L’attrait des grandes métropoles

 

On constate que la colocation dans les grandes villes, qui ne fait que progresser ces dernières années, entraîne un niveau de l’offre bien en dessous de celui de la demande.                  
L’investissement s’y annonce donc rentable, d’autant que les prix de l’immobilier sont dopés par le développement économique des grandes agglomérations. Développement qui se traduit en termes d’équipements, de loisirs et de vie culturelle pour les jeunes actifs.  Citons celles où, actuellement, il est possible de faire de bonnes affaires.

Reims

Colocation à ReimsAvec ses 180000 habitants et ses 21000 entreprises, Reims est une ville active et très dynamique la ville cultive les atouts. Elle mise beaucoup sur l’innovation avec de nombreux projets dont « Reims 2020 » misant sur la santé high-tech et les transports modernes. La ville comprend également un pôle universitaire très important (35000 étudiants), clé pour les investisseurs qui ont des projets de colocation pour étudiants ou jeunes actifs. Au niveau culturel, la ville est bien entendu d’une richesse architecture historique incroyable. Reims, c’est en résumé un mariage entre l’Histoire et l’avenir très solide. Les prix sont stables depuis 10 ans et les loyers augmentent légèrement permettant de sécuriser les investissements immobiliers.

Rennes

Un choix stratégique pour un investissement immobilier aujourd’hui, tant la ville cultive les atouts. Rennes s’est développée autour de son patrimoine et propose aux jeunes actifs une vie culturelle riche et variée. L’excellence de ses formations universitaires et ses équipements de loisirs très modernes font aussi de la capitale bretonne, une ville plus qu’attractive. Il est possible de trouver des opportunités comme un immeuble ou un grand appartement à destiner à la colocation, dans le quartier de Beaulieu, proche des universités. La rentabilité dans la location de logements est bonne à Rennes, où elle avoisine les 7 %, dans un quartier comme celui du Blosne.

Nantes

Le dynamisme économique booste le marché immobilier à Nantes, qui rivalise aujourd’hui avec les plus grandes villes françaises. Les prix de l’immobilier y sont pourtant encore abordables, car l’on y trouve des pépites jusqu’à 30 % moins chères qu’ailleurs. Toutes les populations éligibles à la colocation dans les grandes villes se rencontrent à Nantes, où le marché s’est beaucoup développé. Les quartiers de Bouffay, Graslins, Saint Félix et Hauts-pavés sont traditionnellement ceux des étudiants. Les taux de rendement sont plus élevés dans le centre-ville, mais le prix de mètre carré s’adresse aux investisseurs plus fortunés.

Toulouse

Une ville au fort dynamisme économique, avec des secteurs comme l’aéronautique, la santé et l’industrie, qui sont en perpétuelle croissance. De quoi doper le marché de l’immobilier et la demande de location chambre pour les jeunes. Les quartiers de St Cyprien et de St Michel, sont les quartiers branchés où il est encore possible pour eux de trouver une colocation. Ils présentent l’avantage d’être bien desservis par le tram et le métro, et se distinguent par leur animation et leur vie culturelle. Le prix du mètre carré y est par ailleurs, plus bas qu’en centre-ville.

 

Les marchés tendus

Paris, Lyon et Bordeaux se distinguent par des pressions locatives très fortes, où l’investissement peut être freiné par un prix au mètre carré plutôt dissuasif. La concurrence sur un même bien est aussi plus rude, ce qui diminue les chances de dénicher une pépite.

Le cas de Paris

L’offre existe à Paris, mais les prix au mètre carré atteignent facilement des sommets. Même si le prix des loyers subit la même courbe ascendante, la rentabilité d’un investissement s’en ressent au final. Le tarif d’une simple chambre meublée, est autour de 600 €, contre 485 € pour emménager en colocation. Certains secteurs demeurent plus abordables comme le 10ème ou le 14ème arrondissement. Les prix grimpent par contre jusqu’à 900 € pour une collocation située dans les beaux quartiers. Le métro dessert bien les abords parisiens, notamment la banlieue nord. Il est possible d’y repérer de plus grands appartements, auxquels la colocation peut redonner vie, moyennant quelques travaux.

Le cas de Bordeaux

Pôle universitaire européen et véritable ville moteur sur le plan économique, Bordeaux est presque devenu intouchable pour les étudiants ! S’y loger revient pour eux à un véritable casse-tête, d’où l’opportunité pour les investisseurs de penser colocation dans le secteur. Tout comme en banlieue parisienne, on observe qu’il est intéressant d’acquérir des plateaux ou de vastes appartements à reconvertir en chambres individuelles. Avec quelques travaux pour les équiper de salles d’eau privatives et des équipements tels que le wifi et la machine à laver, les loyers peuvent facilement être gonflés : de belles rentabilités locatives en perspective !

Maxime GUERIN

Maxime GUERIN

Directeur Général chez Ever Invest
Entrepreneur et passionné par la gestion d'actifs, j'ai été formé chez JLL avant de me mettre au service des investisseurs en créant Ever Invest en 2014.
Maxime GUERIN

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