Grand Paris: Solidarité socio-territoriale et qualité de vie 

Le second enjeu du Grand Paris est « celui de la justice socio-spatiale ». Il repose sur l’idée de l’existence d’une accentuation des disparités socio-spatiales et d’une dégradation de la qualité de vie en Île-de-France. Les événements qualifiés « de violence urbaine » dans les médias, qui se sont produits au cours des années 2000 en Île-de-France  ont participé à la diffusion de cette idée et à cette prise de conscience collective et ont rappelé aux politiques que l’objectif premier de leurs actions devrait être le bien-être de leurs concitoyens.

Fracture socio-spatiale : illusion ou réalité ?

pauvres grand parisAinsi, la métropole parisienne générerait des effets sociaux négatifs. Cela se caractériserait en particulier par l’embourgeoisement de certains quartiers, accompagné simultanément d’un appauvrissement et d’une homogénéisation de ses espaces les plus vulnérables. L’opposition entre les espaces des classes supérieures et ceux des classes ouvrières et « populaires » est donc un élément structurant de la géographie de l’Île-de-France.

Il s’agit alors avec le Grand Paris de faire en sorte que cette fracture socio-spatiale ne se creuse pas davantage en Île-de-France et de garantir plus d’égalité. Alors, comment assurer des conditions de logements décentes devant la montée des prix de l’immobilier et la pénurie de logements ? En effet, on ne peut négliger les difficultés que connaissent les franciliens à acheter un appartement ou une maison. En Île-de-France, depuis plus d’une décennie, la construction de logement n’a pas suivi l’évolution démographique et il devient de plus en plus difficile d'acheter pour louer par exemple. Cela a entraîné une augmentation du prix des loyers, des prix d’achat d’appartements et a freiné la mobilité résidentielle des franciliens en particulier des habitants du parc social ; mais cela a aussi conduit certaines catégories de ménages à aller de plus en plus loin pour se loger ou à s’installer dans des territoires à faibles aménités. 

 Qualité de vie et environnement

La dimension environnementale est présente dans les discussions qui animent les acteurs locaux, notamment au sein du Conseil régional et du Conseil municipal de la mairie de Paris. Elle a pris une place particulière dans le projet du Grand Paris pour s’inscrire en tant que ville nouvelle durable. Cet objectif s’est ressenti dans certaines propositions des équipes d’architectes-urbanistes de la métropole. En particulier, l’équipe hollandaise MVRDV a élaboré des scénarii répondant au « besoin de nature » des habitants ou présentant le Grand Paris comme une ville verte et moderne.

Le mot de la fin

La nécessité de prendre en compte l’environnement dans le projet du Grand Paris est évidente et, combinée aux deux autres objectifs d’égalité socio-spatiale et de mobilité, la nouvelle métropole a toutes les cartes en main pour réussir et s’imposer sur la scène internationale.